Communiqués
Peu de médias l’ont souligné, pourtant l’absence de G. Artigues et de l’UDF à la réunion publique du candidat Thiollière, au Gaumont le 7 février, était significative d’une rupture de plus en plus profonde dans la Majorité municipale. Rupture poliment réaffirmée sur France 3 le samedi 10... Si les événements nationaux les conduisent pourtant, in fine, à se rejoindre en 2008 sur une même liste municipale, ce sera bien contraints et forcés. Les stéphanois doivent le savoir : ce rassemblement de façade serait hautement conflictuel.. Voir notre communiqué de presse ci-dessous.
Maurice VINCENT Président du groupe des élus socialistes de St-Etienne, Conseiller Régional
Le 13 février 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE DIVISION DE LA DROITE MUNICIPALE : UNE SEULE ALTERNATIVE, LA GAUCHE !
La polémique entre l’UMP et l’UDF stéphanoises relancée ce week-end par la prise de position de G. ARTIGUES ne fait que confirmer l’ambiance délétère qui règne au sein de la Majorité municipale depuis plusieurs mois. C’est un secret de polichinelle pour ceux qui suivent attentivement la vie politique locale : après la création d’un groupe UDF spécifique au sein de la majorité, les altercations publiques en plein Conseil municipal, les absences répétées du député aux nombreuses opérations de communication du Maire (en particulier la plus récente, le 7 février au Gaumont), chacun sait que la Majorité est profondément divisée. Au-delà des ambitions personnelles, il est clair que la gestion très personnelle de M. Thiollière sur le mode de la « folie des grandeurs » suscite des réticences de plus en plus fortes dans la population et maintenant chez nombre d’élus de tous bords. Que ce conflit se termine par l’existence de deux listes de droite concurrentes aux Municipales de 2008 ou par « rabibochage » de circonstance à l’automne, les stéphanois ne seront pas dupes : une équipe aussi incohérente et divisée ne pourra sereinement gérer la ville pour un nouveau mandat. Il nous appartient donc plus que jamais de préparer l’alternance en continuant à dénoncer une politique municipale qui a gravement dérapé depuis 5 ans, et en poursuivant l’important travail de réflexion que nous menons au sein de « Saint- Etienne Demain » (www.saintetiennedemain.org).
M. VINCENT
M. Thiollière n’a pas voté contre, il a voté deux fois pour !
Ces derniers jours, M. Thiollière a fait savoir par des communiqués alambiqués qu’il s’était prononcé contre l’instauration d’un test ADN pour les demandeurs d’un regroupement familial. C’est en tous cas ce qu’ont compris et retranscrit les médias, en reprenant des passages d’un communiqué de presse accréditant cette interprétation.
Ce n’est pas exact, et je tiens à dénoncer vivement ce qui s’apparente à de la désinformation.
En effet, la réalité est bien différente, car l’amendement voté par M. Thiollière confirme la possibilité du recours à ces tests. Il en encadre simplement les conditions de réalisation. Ce qui explique que les sénateurs de gauche, comme la moitié du groupe politique auquel appartient M. Thiollière (RDSE), ont confirmé un vote « contre » dénué, lui, de toute ambiguïté. Ainsi, M. Thiollière a approuvé l’instauration de ces tests une première fois.
Et il a confirmé ce choix, hier, en votant au Sénat l’ensemble de la loi qui inclut en son sein l’article autorisant ces tests.
Sur une question de cette importance, dont la symbolique est forte et marque une évolution extrêmement préoccupante de notre droit, on ne saurait louvoyer pour présenter une position tolérante à Saint-Étienne et en votant tout autre chose à Paris !
Comme c’est souvent le cas, le sénateur Thiollière a rejoint à Paris la droite conservatrice, dans un débat où nombre d’élus de son camp ont choisi, eux, de s’abstenir ou de voter contre.
Sur l’amendement n° 203, présenté par M. Jean-Jacques Hyest, à l’article 5 bis du projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale après déclaration d’urgence, relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile (recours au test ADN pour prouver une filiation en cas de carence de l’état civil dans le cadre de la procédure de regroupement familial)
|
Nombre de votants : |
323 |
|
Suffrages exprimés : |
314 |
|
Majorité des suffrages exprimés : |
158 |
|
Pour : |
176 |
|
Contre : |
138 |
Le Sénat a adopté
|
Analyse par groupes politiques |
Groupe Communiste Républicain et Citoyen (23)
Contre : 23
Groupe Union centriste - UDF (30)
Pour : 17
Contre : 8 - MM. Philippe Arnaud, Denis Badré, Didier Borotra, Mmes Jacqueline Gourault, Catherine Morin-Desailly, MM. Philippe Nogrix, André Vallet, François Zocchetto
Abstentions : 3 - MM. Jean-Paul Amoudry, Jean-Léonce Dupont, Jean-Jacques Jégou
N’ont pas pris part au vote : 2 - MM. Jean Arthuis, Yves Détraigne
Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (16)
Pour : 7 - Mme Nathalie Goulet, MM. Pierre Laffitte, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Georges Othily, Bernard Seillier, Michel Thiollière
Contre : 7 - MM. Gilbert Barbier, Jean-Michel Baylet, André Boyer, Yvon Collin, Gérard Delfau, François Fortassin, François Vendasi
Abstention : 1 - M. Daniel Marsin
N’a pas pris part au vote : 1 - M. Nicolas Alfonsi
Groupe Socialiste (96)
Contre : 96
Groupe Union pour un Mouvement Populaire (159)
Pour : 147
Contre : 4 - MM. Jean-Paul Alduy, Claude Belot, Francis Grignon, Hugues Portelli
Abstentions : 5 - MM. Jean-Pierre Fourcade, Yann Gaillard, Jean-François Humbert, André Lardeux, Xavier Pintat
N’ont pas pris part au vote : 3 - M. Christian Poncelet, Président du Sénat, M. Adrien Gouteyron, Président de séance
M. Philippe Goujon, Député
Sénateurs ne figurant sur la liste d’aucun groupe (6)
Pour : 5
N’a pas pris part au vote : 1 - M. Jean Louis Masson
Maurice VINCENT Président du groupe des élus socialistes de St-Etienne, Conseiller Régional Le 16 janvier 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
RECENSEMENT : UNE BAISSE CONTINUE DE LA POPULATION DE LA VILLE
Tous les chiffres récemment publiés par l’INSEE le confirment : la population de la Ville de St-Etienne ne cesse de baisser, et ce ne sont pas les réponses gênées et maladroites des élus majoritaires qui y changeront quoi que ce soit.
Ainsi avec 175.700 habitants estimés au 1er janvier 2005, la ville a encore perdu 1.100 habitants depuis la dernière estimation de juillet 2004 (176.800 habitants).
Depuis 1999, le recul est donc de 5.000 habitants, qui s’ajoutent aux 20.000 perdus entre 1990 et 1999.
Ces chiffres totalement crédibles expriment ce que les socialistes stéphanois comme tous les citoyens ressentent quotidiennement : la politique de M. THIOLLIERE n’enraye nullement l’hémorragie démographique de la ville, au contraire.
La communication tous azimuts, la priorité à « l’évènementiel », les investissements coûteux mais non créateurs d’activité trouvent ici clairement leurs limites, alors que le fardeau financier va devoir être payé par des stéphanois de moins en moins nombreux.
Inversement, l’accessibilité de plus en plus difficile à notre ville renforce sans nul doute la tendance à la fuite des habitants vers l’extérieur.
Cette réalité impose clairement un changement de priorités dans l’action publique municipale.
L’ annonce par M. Artigues de la création d’un groupe politique UDF à la Mairie de Saint-Etienne exprime publiquement ce que beaucoup d’élus ressentent depuis plusieurs mois : derrière une unité de façade, la division de la majorité de M. Thiollière.
Au-delà des ambitions personnelles, ce sont les méthodes de gestion du Maire qui sont contestées de plus en plus ouvertement. Il est vrai que les dernières en date (projet de Cité du Design, affectation de plus de 2 millions d’euros pour la fête de la Ville, création du centre de détention à Montaud etc.) illustrent bien ce que nous dénonçons constamment : le refus d’une véritable concertation, la précipitation et une certaine mégalomanie qui commencent à inquiéter, à juste titre, bien au-delà de la gauche.
17 mars 2005